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    L'aube de l'hiver

     

     Quand le soir est sans lune et qu'il vente si fort

     De lugubres lueurs filent à vau de route ;

     Un troupeau s'y engouffre et cherche une redoute

     A l'abri des futaies coupant le froid du Nord.

     

     Il faut presser le pas car l'ombre de la nuit

     Suspend à son chevet le passeur de brouillard

     Qui mène au champ de mort son triste corbillard

     D'homme désemparé pour un destin enfui,

     

     Car, même ruisselant des eaux des grandes peines,

     Même brinquebalant nos épuisantes chaînes

     Sous la vive torpeur ou sous l'âpre grésil,

     

     A nos corps affamés la tremblante fumée

    Comme bon pain attire en chaude maisonnée

    Vers la réjouissante flamme qui vacille.

     

    ***

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 01:16
    La chaleur de l'âtre pour se rassembler devant le feu...il y a déjà longtemps. Il nous reste les mots et les votres sont magnifiques.
    2
    Vendredi 16 Janvier 2015 à 21:29

    Classique mais diablement efficace.

    dominique

    3
    Mardi 20 Janvier 2015 à 07:45

    Bonjour Ardence,

    Je vous rejoins par la pensée près de la flamme qui vacille.

    4
    Mardi 3 Février 2015 à 13:12

    Bonjour Ardence,

    je ne reçois plus tes beaux billets, je vais aller voir mes réglages !

    bon après-midi , chez moi pas de neige, le feu crépite dans l'âtre, c'est bien agréable  ...!

    amitiés.

    5
    Lundi 9 Février 2015 à 07:39

    Que c'est beau, cela me rend nostalgique...

    Je suis toujours inscrite à votre NL 

    Je n'ai toujours pas reçu cette dernière.

    Bonne semaine...

    Merci Ardence.

    6
    Lundi 9 Février 2015 à 09:35
    Bonjour Osiris. Mon blog débloque.Je n'arrive plus à poster mes poèmes ni à envoyer des messages. Hier je vous ai commentée sur votre blog. Il semble que vous n'ayez pas reçu.. Je tente à nouveau avec celui-ci.
    Bien amicalement vôtre.
    7
    Lundi 9 Février 2015 à 10:25

    bonjour,

    je m'étonnais également de ne plus lire d'article d'Ardence.
    Je peux éventuellement t'aider, en prenant la main sur ton blog?

     

    dominique

    8
    Mercredi 11 Février 2015 à 17:20

    Il y a, dans ce poème, le classicisme et la grandeur de Leconte de l'Isle.

    C'est très beau.

    Amitiés

    9
    Guy Trnnchet
    Jeudi 28 Février à 20:58

    Cela faisait quelques années que je n'avais plus eu le plaisir de lire et déguster un poème de MUSCARIS.

    Le verbe est toujours là mais dans une ambiance plus chaleureuse que celle que nous avons connue, quand je signais CHIBANI, les échanges que nous avions alors.

    L'avatar ne trompe pas, j'ai reconnu ce regard avec émotion. 

    A l'aube de mon hiver, j'ai 86 ans, je peux me permettre d'ajouter d'amicales bises en souvenir du vieux temps. Guy

     

      • ardence
        Jeudi 28 Février à 21:32

         Il y a du Lionel là-dessous! Je sais qu'il est retourné sur jepo. Moi, je n'en ai plus envie. Même ce blog je l'ai laissé en souffrance. Aujourd'hui je fréquente un atelier de poésie initié par une université du temps llibre et j'apprécie de n'être plus dans le virtuel.

        Hier, Lionel m'a fait passer  le bonjour de Wolf. Il a été un de mes grands défenseurs! Ah!Ah! Je l'appréciais beaucoup Que de joutes délirantes! Plus de dix ans déjà!  Je suis heureuse de savoir que vous avez toujours la fibre poétique. Vous écrivez donc toujours? J'irai voir de temps à autre

        Je suis très sensible à votre geste d'amitié. Cher Guy , je vous promets d'aller voir vos nouveaux écrits..Votre pseudo est-il toujours le même, Chibani?

        Je vous souhaite encore de belles années et de toujours garder le plaisir d'écrire.

        Amicalement, Françoise.

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